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<title>PER IPSUM</title>
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<language>fr</language>
<lastBuildDate>Tue, 09 Mar 2010 17:41:03 +0100</lastBuildDate>
<copyright>copyrigth © evangelizo.org</copyright>
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<title>EVANGELIZO</title>
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<description>« Domine, ad quem ibimus? Verba vitae aeternae habes. » Jn 6, 68</description>
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<title>mercredi 10 mars 2010 : Livre de l'Exode 20,12-24. </title>
<category>LECTIO</category>
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<description>Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Honore ton père et ta mère, afin que tes jours soient prolongés sur la terre que le Seigneur, ton Dieu, te donne. 
Tu ne tueras point. 
Tu ne commettras point d'adultère. 
Tu ne déroberas point. 
Tu ne porteras point de faux témoignages contre ton prochain. 
Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni rien de ce qui appartient à ton prochain. 
Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes et la montagne fumante ; à ce spectacle, il tremblait et se tenait à distance. 
Ils dirent à Moïse : "Parles-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourrions." 
Moïse répondit au peuple : "Ne vous effrayez pas, car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et pour que sa crainte vous soit présente, afin que vous ne péchiez pas." 
Et le peuple resta à distance ; mais Moïse s'approcha de la nuée où était Dieu. 
Et Yahweh dit à Moïse : "Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : vous avez vu que je vous ai parlé du ciel. 
Vous ne ferez point à côté de moi des dieux d'argent e vous ne ferez point des dieux d'or. 
Tu m'élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices pacifiques, tes brebis et tes boeufs. Dans tous les lieux où j'aurai fait souvenir de mon nom, je viendrai vers toi, et je te bénirai. 
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<title>mercredi 10 mars 2010 : Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 15,1-20. </title>
<category>EVANGELIUM</category>
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<description>En ce temps-là, les scribes et les pharisiens venus de Jérusalem s\'approchèrent de Jésus, et lui dirent : 
" Pourquoi vos disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains lorsqu'ils mangent. " 
Il leur répondit : " Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu par votre tradition? 
Car Dieu a dit : Honore ton père et ta mère; et : Quiconque maudira son père ou sa mère, qu'il soit puni de mort. 
Mais vous, vous dites : " Quiconque dit à son père ou à sa mère : Ce dont j'aurais pu vous assister est offrande, — 
n'a pas à honorer (autrement) son père ou sa mère. " Et vous avez mis à néant la parole de Dieu par votre tradition. 
Hypocrites, Isaïe a bien prophétisé de vous quand il a dit : 
Ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. 
Vain est le culte qu'ils me rendent, donnant des enseignements (qui sont) des préceptes d'hommes. 
Et, ayant appelé la foule, il leur dit : " Ecoutez et comprenez ! 
Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l'homme; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui souille l'homme. " 
Alors ses disciples vinrent à lui et lui dirent : " Savez-vous que les Pharisiens, en entendant cette parole, se sont scandalisés? " 
Il répondit : " Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste, sera arrachée. 
Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. Or, si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. " 
Pierre, prenant la parole, lui dit : " Expliquez-nous [cette] parabole. " 
Il dit : " Etes-vous encore, vous aussi, sans intelligence? 
Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans la bouche passe au ventre et est rejeté aux lieux secrets? 
Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est là ce qui souille l'homme. 
Car c'est du cœur que viennent des pensées mauvaises : meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, blasphèmes. 
Voilà ce qui souille l'homme; mais manger avec des mains non lavées, cela ne souille point l'homme. " 
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<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<item><title>mercredi 10 mars 2010 : Commentaire  Saint Hilaire </title>
<category>MEDITATIO</category>
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<description>« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir ». La force et la puissance de ces paroles du Fils de Dieu enferment un profond mystère.      La Loi, en effet, prescrivait des oeuvres, mais toutes ces oeuvres, elle les orientait vers la foi aux réalités qui seraient manifestées dans le Christ, car l'enseignement et la passion du Sauveur sont le grand et mystérieux dessein de la volonté du Père. La Loi, sous le voile des paroles inspirées, a annoncé la nativité de notre Seigneur Jésus Christ, son incarnation, sa passion, sa résurrection ; les prophètes aussi bien que les apôtres nous enseignent à maintes reprises que depuis les siècles éternels, tout le mystère du Christ a été disposé pour être révélé en notre temps...      Le Christ n'a pas voulu que nous pensions que ses propres oeuvres contenaient autre chose que les prescriptions de la Loi. Aussi a-t-il affirmé lui-même : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir »,... car dans le Christ toute la Loi et toute la prophétie trouvent leur achèvement. Au moment de sa passion,... il déclara « Tout est accompli » (Jn 19 30). A ce moment-là, toutes les paroles des prophètes reçurent leur confirmation.      Aussi le Christ affirme-t-il que même le plus petit des commandements de Dieu ne peut être aboli sans offense pour Dieu. Ceux qui rejettent ces petits commandements, il nous en avertit, seront les plus petits ; ils seront les derniers et pour ainsi dire sans valeur. Il n'y a pas plus petits commandements que les plus humbles. Et le plus humble de tous fut la passion du Seigneur et sa mort sur la croix. </description>
<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<title>mardi 9 mars 2010 : Deuxième livre des Rois 4,1-7. </title>
<category>LECTIO</category>
<guid isPermaLink="false">2010-03-09 - LECTIO</guid>
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<description>En ces jours-là, une femme s'adressa en criant à Elisée, le prophète, et lui : « Ton serviteur, mon mari, est mort, et tu sais qu'il craignait le Seigneur : or son créancier est venu prendre mes deux enfants afin qu'ils soient ses esclaves. »
Elisée lui dit: « Que puis-je faire pour toi? Dis-moi, qu'as-tu à la maison? » Elle répondit: « Ta servante n'a rien du tout à la maison, si ce n'est un vase d'huile. » 
Il dit: « Va demander au dehors des vases à tous tes voisins, des vases vides; n'en emprunte pas trop peu. 
Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants; tu verseras de ton huile dans tous ces vases, et ceux qui seront pleins, tu les mettras de côté. » 
Alors elle le quitta. Elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants; ils approchaient d'elle les vases, et elle versait. 
Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils: « Approche encore de moi un vase. » Mais il lui répondit: « Il n'y a plus de vase. » Et l'huile s'arrêta. 
Elle alla le rapporter à l'homme de Dieu, et il dit: « Va vendre l'huile et paie ta dette; et tu vivras, toi et tes fils de ce qui restera. » 
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<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<title>mardi 9 mars 2010 : Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-22. </title>
<category>EVANGELIUM</category>
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<description>En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. 
S'il ne t'écoute pas, prends avec toi encore une ou deux (personnes), afin que toute chose se décide sur la parole de deux ou trois témoins. 
S'il ne les écoute pas, dis-le à l'Eglise; et s'il n'écoute pas même l'Eglise, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. 
En vérité, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. 
Encore, en vérité, je vous le dis : Si deux d'entre vous sont d'accord pour demander sur terre une chose quelconque, ils l'obtiendront de mon Père qui est dans les cieux. 
Car où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux. 
Alors Pierre s'approchant lui dit : " Seigneur, si mon frère pèche contre moi, combien de fois lui pardonnerai-je? Jusqu'à sept fois? " 
Jésus lui dit : " Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois. 
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<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<item><title>mardi 9 mars 2010 : Commentaire  Saint Jean Chrysostome </title>
<category>MEDITATIO</category>
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<description>      Le Christ nous demande donc deux choses : condamner nos péchés, pardonner ceux des autres, faire la première chose à cause de la seconde, qui sera alors plus facile, car celui qui pense à ses péchés sera moins sévère pour son compagnon de misère. Et pardonner non seulement de bouche, mais « du fond du coeur », pour ne pas tourner contre nous-mêmes le fer dont nous croyons percer les autres. Quel mal peut te faire ton ennemi, qui soit comparable à celui que tu te fais toi-même ?... Si tu te laisses aller à l'indignation et à la colère, tu seras blessé non par l'injure qu'il t'a faite, mais par le ressentiment que tu en as.      Ne dis donc pas : « Il m'a outragé, il m'a calomnié, il m'a fait quantité de misères. » Plus tu dis qu'il t'a fait du mal, plus tu montres qu'il t'a fait du bien, puisqu'il t'a donné occasion de te purifier de tes péchés. Ainsi, plus il t'offense, plus il te met en état d'obtenir de Dieu le pardon de tes fautes. Car si nous le voulons, personne ne pourra nous nuire ; même nos ennemis nous rendent ainsi un grand service... Considère donc combien tu retires d'avantages d'une injure soufferte humblement et avec douceur.</description>
<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<title>lundi 8 mars 2010 : Deuxième livre des Rois 5,1-15. </title>
<category>LECTIO</category>
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<description>En ces jours-là, Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, était en grande faveur auprès de son maître, et très considéré; c'était par lui que le Seigneur avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux. 
Or les Syriens, étant sortis par bandes, avaient emmené captive une petite fille du pays d'Israël, qui était au service de la femme de Naaman. 
Elle dit à sa maîtresse: « Oh! Si mon seigneur était auprès du prophète qui est à Samarie, le prophète le délivrerait de sa lèpre. » 
Naaman vint rapporter ce propos à son maître, en disant: « La jeune fille du pays d'Israël a parlé de telle et telle manière. » 
Et le roi de Syrie dit: « Va, et j'enverrai une lettre au roi d'Israël. » Il partit, prenant avec lui dix talents d'argent, six mille sicles d'or et dix vêtements de rechange. 
Il porta au roi d'Israël la lettre où il était dit: « Or donc, quand cette lettre te sera parvenue, voici que tu sauras que je t'envoie Naaman, mon serviteur, pour que tu le délivres de sa lèpre. » 
Après avoir lu la lettre, le roi d'Israël déchira ses vêtements et dit: « Suis-je un dieu, capable de faire mourir et de faire vivre, qu'il envoie vers moi pour que je délivre un homme de sa lèpre? Sachez donc et voyez qu'il me cherche querelle. » 
Lorsqu'Elisée, homme de Dieu, apprit que le roi d'Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi: « Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements? Qu'il vienne donc à moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël. » 
Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s'arrêta à la porte de la maison d'Elisée. 
Elisée lui envoya un messager pour lui dire: « Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain; ta chair te reviendra, et tu seras pur. » 
Naaman fut irrité, et il s'en alla, en disant: « Voici que je me disais: Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de Yahweh, son Dieu, il agitera sa main sur la plaie et délivrera le lépreux. 
Les fleuves de Damas, l'Abana et le Pharphar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d'Israël? Ne pourrais-je pas m'y laver et devenir pur? » Et se tournant, il s'en allait en colère. 
Ses serviteurs s'approchèrent pour lui parler, et ils dirent: « Mon père, si le prophète t'avait demandé quelque chose de difficile, ne l'aurais-tu pas fait? Combien plus dois-tu lui obéir, quand il t'a dit: Lave-toi, et tu seras pur? » 
Il descendit et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l'homme de Dieu; et sa chair redevint comme la chair d'un petit enfant, et il fut purifié. 
Naaman retourna vers l'homme de Dieu, avec toute sa suite. Quand il fut arrivé, il se présenta devant lui et dit: « Voici donc que je sais qu'il n'y a point de Dieu sur toute la terre, si ce n'est en Israël. Et maintenant, accepte donc un présent de la part de ton serviteur. » 
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<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<title>lundi 8 mars 2010 : Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,23-30. </title>
<category>EVANGELIUM</category>
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<description>En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : "Sans doute, vous m'appliquerez ce proverbe : Médecin, guéris-toi toi-même; et vous me direz : Toutes les grandes choses que nous avons appris que vous avez faites à Capharnaüm, faites-les ici dans votre patrie."
Et il dit : " En vérité, je vous le dis, aucun prophète n'est en faveur dans sa patrie. 
Je vous le dis, en vérité, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pendant trois ans et six mois, quand il y eu une grande famine sur toute la terre; 
et Elie ne fut envoyé vers aucune d'elles, mais à Sarepta de Sidon, vers une femme veuve. 
Et il y avait beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée; et aucun d'eux ne fut guéri, mais Naaman le Syrien. " 
En entendant cela, ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, 
et s'étant levés, ils le poussèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne, sur laquelle leur ville était bâtie, pour le précipiter. 
Mais lui, passant au milieu d'eux, s'en alla. 
</description>
<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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<item><title>lundi 8 mars 2010 : Commentaire  Saint Augustin </title>
<category>MEDITATIO</category>
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<description>      La veuve sans ressources est sorti ramasser deux morceaux de bois pour se faire cuire du pain, et c'est alors qu'Élie l'a rencontrée. Cette femme était le symbole de l'Église ; parce qu'une croix est formée de deux morceaux de bois, celle qui allait mourir cherchait de quoi vivre éternellement. Il y a donc là un mystère caché... Élie lui dit : « Va, nourris-moi d'abord de ta pauvreté, et tes richesses ne s'épuiseront pas. » Quelle heureuse pauvreté ! Si la veuve a reçu ici-bas un tel salaire, quelle récompense n'est-elle pas en droit d'espérer dans l'autre vie !        J'insiste sur cette pensée : ne comptons pas recueillir le fruit de nos semailles dans ce temps où nous semons. Ici-bas, nous semons dans la peine ce qui sera la moisson des bonnes oeuvres, mais c'est plus tard que nous en récolterons le fruit dans la joie, selon ce qui est écrit : « On s'en va, on s'en va en pleurant, jetant la semence. On s'en vient, on s'en vient en chantant, rapportant les gerbes » (Ps 125,6). Le geste d'Élie envers cette femme était en effet un symbole et pas sa récompense. Car si cette veuve avait été récompensée ici-bas pour avoir nourri l'homme de Dieu, voici de bien pauvres semailles, voici une bien maigre moisson ! Elle n'a reçu qu'un bien temporel: de la farine qui ne s'est pas épuisée, de l'huile qui n'a pas diminué jusqu'au jour où le Seigneur a arrosé la terre de sa pluie. Ce signe qui lui a été concédé par Dieu pour peu de jours, était donc le symbole de la vie future où notre récompense ne saurait diminuer. Notre farine, ce sera Dieu ! Comme la farine de cette femme ne s'est pas épuisée durant ces jours, Dieu ne nous manquera pas durant toute l'éternité... Sème en confiance et ta moisson viendra sûrement ; elle viendra plus tard, mais quand elle viendra, tu moissonneras sans fin.</description>
<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 00:00:00 +0100</pubDate>
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